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Revue boursière

Une période estivale en hausse

La hausse des marchés boursiers s’est poursuivie pendant la période estivale, en dépit du regain de l’épidémie de coronavirus. Du 30 juin au 31 août, les meilleures performances ont été réalisées par le Nasdaq (+17%), la bourse de Shanghai (+13,8%), le S&P 500 (+12,9%), le Sensex indien (+10,6%). En queue de peloton, on retrouve le Dax (+5,2%), le Nikkei (+3,8%), le Stoxx 600 (+1,7%) et le Cac 40 (+0,2%). Sur le marché des changes, l’évènement majeur a été la baisse du dollar, notamment contre l’euro (-6,2%). Sur les marchés obligataires, la politique monétaire des banques centrales a maintenu les taux d’intérêt à des niveaux proches de zéro, les taux 10 ans allemand et français restant en territoire négatif. Sur les marchés de matières premières, le redressement du prix du pétrole s’est poursuivi, mais le cours du brent est encore en baisse de 30% depuis le début de l’année. Le cours de l’or s’est de nouveau apprécié de 10,6% (mais 4% seulement en euros) à
1 972$.

Bien que l’horizon économique se soit assombri pendant les mois d’été (au scenario du retour à une vie économique normale avant la fin de l’année, qui prévalait en mai et juin, s’est peu à peu substitué celui d’une crise plus durable et profonde), les investisseurs ont donc continué de plébisciter les marchés d’actions, concentrant leurs achats sur les quelques secteurs dont les perspectives sortent renforcées par la crise. C’est le cas notamment des géants du numérique, de la santé, des valeurs technologiques (la plupart américaines), où certains niveaux de valorisation commencent à atteindre des niveaux stratosphériques. Les marchés américains ont également bénéficié de la baisse du dollar qui renforce la compétitivité des valeurs américaines (et relativise leurs performances boursières). Enfin, tous les marchés ont continué de bénéficier du niveau exceptionnellement bas des taux d’intérêt. Celui-ci a d’autant plus de chances de perdurer que la FED vient d’annoncer que la lutte contre l’inflation ne figurerait désormais plus, mais de façon temporaire, parmi les objectifs de sa politique monétaire.

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