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Revue boursière

LES MARCHÉS EN ORDRE DISPERSÉ

Les marchés boursiers ont évolué en ordre dispersé pendant la période estivale. Le S&P 500 a progressé de 4,9%, le Nasdaq de 4,3%, le STOXX 600 de 4,3%, le CAC 40 de 2,7%, le DAX de 2,1% mais le Nikkei a perdu 4% et la bourse de Shanghai 2%. Les valeurs japonaises ont été affectées par la recrudescence de l’épidémie de coronavirus dans l’archipel et les valeurs chinoises par une sévère reprise en main du secteur de la technologie par les autorités chinoises. Dans les pays émergents, le Sensex indien a gagné 6,9% mais le Bovespa brésilien a reculé de 4,8%. Sur les marchés obligataires, les taux d’intérêt ont légèrement reculé en dépit de l’accélération de l’inflation. Les taux 10 ans américain sont revenus à 1,3%. Sur les marchés de matières premières, les faits dominants ont été la hausse de l’aluminium et du blé. Le pétrole de la mer du Nord, le brent, a perdu 3% et le cours de l’once d’or a progressé de 2,7%. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié de 0,5% face à l’Euro pour atteindre 1,18 à la fin du mois.

Portés par la forte croissance des résultats des entreprises, par l’abondance de liquidités et le niveau toujours extrêmement bas des taux d’intérêt, les marchés boursiers américains et européens ont donc de nouveau progressé pendant la période estivale, en dépit des incertitudes qui pèsent sur la reprise économique en cours. Incertitudes d’abord sur l’ampleur et les conséquences du regain de l’épidémie de coronavirus qui sous la forme du variant delta déferle sur la planète depuis le printemps. Cette quatrième vague, qui ne touche que les non vaccinés (largement majoritaires dans le monde) a déjà amené de nombreux pays à reconfiner leur population et à relancer les campagnes de vaccination. Elle risque de peser sur la croissance mondiale dans les prochains mois. Incertitudes aussi sur ce que nous prépare le dérèglement climatique. La multiplication des catastrophes naturelles pendant les mois d’été (incendies de forêts gigantesques en Russie et en Californie, inondations catastrophiques en Chine et en Allemagne) a confirmé la réalité du réchauffement climatique et des dangers qui menacent l’économie mondiale. Incertitudes enfin en ce qui concerne l’inflation, la politique monétaire des banques centrales et donc l’évolution des taux d’intérêt. Les banquiers centraux ont tenu jusqu’ici un discours « rassurant » mais n’ont pas caché que le rétablissement de la croissance et du plein emploi aura comme conséquence le resserrement des politiques monétaires. « Peut-être fin 2021 » a précisé Jérôme Powell, président de la Réserve Fédérale américaine, lors de la réunion annuelle des banquiers centraux à Jackson Hole.

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