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Revue boursière

LA HAUSSE SE POURSUIT EN OCTOBRE

Après un mois de septembre hésitant, les marchés boursiers américains et européens ont repris leur marche en avant au mois d’octobre pour retrouver, voire dépasser, leurs plus hauts historiques. Du 24 septembre au 29 octobre, le S&P 500 a gagné +3,4%, le Nasdaq +3%, le Dow Jones et le CAC 40 +2,9%, le DAX +1%. Par contre, le Nikkei a perdu -4,5%, Shanghaï -1,8%, le Sensex indien -1,2%, et le Bovespa brésilien -8,6%. Sur le marché obligataire, les taux à 10 ans sont restés stables aux Etats-Unis mais se sont tendus en Europe. Sur les marchés de matières premières, la hausse s’est poursuivie. En un mois, le pétrole s’est encore apprécié de +8%, le blé de +7%, le café de +6% et le coton de….+24%. Sur le marché des changes, le dollar a de nouveau progressé face à l’euro : +1,4%. Le cours de l’once d’or a regagné +1,9% à 1 783 dollars (+ 3,4% en euros).

La hausse des marchés boursiers américains et européens en octobre peut surprendre dans la mesure où, pour les investisseurs, les raisons de s’inquiéter et d’alléger les positions n’ont pas manqué. Sur le plan sanitaire d’abord, le nombre de cas quotidiens de la Covid-19 est reparti partout à la hausse et une quatrième vague épidémique n’est pas à exclure pendant les mois d’hiver. Sur le plan économique aussi, le net ralentissement de la croissance au T3 en Chine (+4,9% contre +5,2% attendu) et surtout aux Etats-Unis (+2% contre +6,5% au T2) a jeté un doute sur la solidité de la reprise mondiale en cours, même s’il s’explique en partie par les pénuries qui freinent l’activité dans de nombreux secteurs. C’est surtout de l’accélération de l’inflation qu’est venue la principale source de préoccupation. En rythme annuel, la hausse des prix à la consommation vient de dépasser 5% aux Etats-Unis, 4% en Europe, et tout indique (hausse de la demande, hausse des matières premières, difficultés de recrutement dans la plupart des secteurs) que cette poussée inflationniste se poursuivra en 2022 avec comme conséquence le resserrement de la politique monétaire des banques centrales. Celui-ci devrait se traduire d’abord par la suppression progressive des achats d’actifs et ultérieurement (fin 2022) par la remontée des taux d’intérêt. Face à ces interrogations, les marchés boursiers ont cependant poursuivi leur ascension. Pourquoi ? Par ce que le regain actuel de l’épidémie ne remet pas en cause l’efficacité des vaccins et a donc peu de chances de bloquer à nouveau l’activité économique. Parce que la croissance restera forte en 2022, et parce que les investisseurs en actions n’ont pas de raison de redouter l’inflation (80% des résultats publiés en octobre étaient supérieurs aux attentes…. en partie à cause des hausses de prix). A la différence des placements monétaires et obligataires, les actions constituent en réalité une bonne protection contre l’inflation.

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