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Revue boursière

LA HAUSSE SE POURSUIT EN MAI

Dans un contexte dominé par le recul de la pandémie et la perspective d’une forte reprise de l’économie mondiale, mais aussi par la crainte du retour de l’inflation et d’une remontée des taux d’intérêt, les marchés boursiers sont néanmoins restés bien orientés au mois de mai. Si Shanghaï a progressé de +4,2%, le CAC 40 de +2,8%, le DAX de +1,5%, le S&P500 de +0,5%, le Nikkei de +0,3%, le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a perdu -2,2%. L’indice MSCI des marchés émergents a reculé de -0,3%. Sur les marchés obligataires, les taux longs ont légèrement baissé après la hausse du mois précédent, le 10 ans américain repassant sous la barre de 1,6%. Les prises de bénéfices ont également donné le signal du retour au calme sur les marchés de matières premières, mais le cours du brent, le pétrole de la mer du nord, a regagné la zone des 70 dollars (+ 2,7%) et le cours de l’or, probablement dopé par la dégringolade des crypto-monnaies, s’est envolé de +7,3%.

Alors que les marchés boursiers étaient portés par les bonnes nouvelles concernant le recul de la pandémie et la forte reprise de l’économie mondiale, la publication début mai de l’indice annuel des prix aux Etats Unis en avril (+4,2%) et de la hausse des prix à la production en Chine le même mois (+6,8%) a jeté un froid sur les marchés et déclenché des prises de bénéfices sur les matières premières, les valeurs de croissance et de technologie. Cependant, les investisseurs ont très vite été rassurés par l’absence de réaction des marchés obligataires (les taux longs restant stables) ainsi que par le discours des banques centrales et de la plupart des économistes estiment la flambée actuelle des prix, due à des effets de rattrapage et à quelques goulots d’étranglement, sera temporaire. La mondialisation et le progrès technologique, qui sont les deux grandes forces qui pèsent sur les prix mondiaux, empêcheront le retour durable de l’inflation. On peut ajouter que l’inflation ne constitue un risque pour les actions que lorsque la surchauffe de l’économie amène les banques centrales à relever les taux d’intérêt pour freiner la croissance. Cette éventualité ne devrait pas se produire avant 2023 ou 2024. Entretemps, l’inflation aura pour effet de gonfler les chiffres d’affaires et les bénéfices de la majorité des entreprises.

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