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Revue boursière

LA DYNAMIQUE ESTIVALE SE POURSUIT

Comme pendant la période estivale, les marchés boursiers ont évolué en ordre dispersé en septembre. Entre le 27 août et le 24 septembre, on trouve, du côté des baisses, le bovespa brésilien (-6,1%) et le SMI suisse (-5%) ainsi que les indices américains et européens qui perdent entre -0,5% et -2%. Du côté des hausses, l’Asie prédomine avec le Nikkei (+9,4%), le Sensex indien (+7%) et la bourse de Shanghaï (+2,6%). Sur les marchés obligataires, les taux longs ont repris leur marche en avant en liaison avec la montée des craintes concernant l’inflation. Le taux 10 ans américain a repassé la barre des 1,5% (il était monté à 1,75% en février dernier). Sur le marché des matières premières, la hausse s’est poursuivie (+2,8% pour l’indice des matières premières CRB), le fait marquant étant la flambée des prix du gaz et du pétrole (+7,5%). Sur le marché des changes, le dollar a de nouveau progressé de +0,7% face à l’euro. Le prix de l’or a encore perdu -3,7% à 1 750 dollars.

Alors que l’épidémie de coronavirus continue de régresser, grâce à l’efficacité des campagnes de vaccination, et que le retour à une vie normale se confirme de jour en jour, ce n’est plus la pandémie qui a été le principal sujet de préoccupation des investisseurs en septembre mais les pénuries provoquées par la reprise brutale de l’économie mondiale : pénurie de matières premières, de semi-conducteurs, de charbon, de gaz et de pétrole, de containers, de main d’œuvre, etc. En Chine, une vingtaine de régions sont affectées par des coupures de courant. Partout dans le monde, des usines sont à l’arrêt (notamment dans l’industrie automobile) et les délais de livraison s’allongent, ce qui a pour effet de freiner l’activité d’un certain nombre d’entreprises. Cependant, cette situation a aussi comme conséquence l’envolée des prix de nombreux produits, les derniers en date étant les prix du pétrole et du gaz, ce qui ne sera pas sans conséquence sur l’inflation et le pouvoir d’achat des ménages. D’où l’inquiétude des investisseurs de voir les banques centrales durcir prématurément leur politique monétaire. A ces préoccupations sur l’évolution de l’inflation et des taux d’intérêt se sont ajoutées l’annonce aux Etats Unis de l’opposition des républicains au relèvement du plafond de la dette publique, qui risque de paralyser le pays dès le 18 octobre, ainsi que les difficultés financières d’Evergrande, premier promoteur chinois dont la faillite risque de secouer le système bancaire asiatique. Face à cet environnement mouvementé, force est de constater que les marchés boursiers sont restés relativement sereins, concentrés sur l’essentiel à savoir que la reprise de l’économie mondiale est solide (l’OCDE vient encore de prévoir 5,7% de croissance pour 2021 et 4,5% pour 2022), que les déséquilibres actuels devraient s’atténuer au fil des mois, et que le niveau toujours extrêmement bas des taux d’intérêt reste favorable aux placements en actions.

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