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Revue boursière

DES MARCHÉS BOURSIERS EN FORTE PROGRESSION EN DÉCEMBRE

Indifférents au raz de marée Omicron, les marchés boursiers ont de nouveau fortement progressé au mois de décembre (+de 4 à +6% en moyenne) pour clôturer sur la plus forte hausse annuelle depuis vingt ans. Sur douze mois, la palme revient au CAC 40 (+29%), suivi par le S&P 500 (+27%), le FTSE MIB italien (+23%), le Sensex indien (+22%), le Nasdaq (+21%), le DAX (+16%), le Nikkei et la bourse de Shanghaï (+5%). Sur le marché obligataire, les taux longs sont restés stables en décembre malgré la reprise de l’inflation. En revanche, sur l’année, le marché obligataire a connu des baisses significatives (pour le marché obligataire) avec -2,9% pour la zone euro et -1,5% pour les Etats-Unis. Sur les marchés de matières premières, les hausses se sont ralenties. L’indice CRB Commodities progresse de +2,5% mais le cours du brent a encore gagné +7% à 78$ après avoir touché 85$. Sur le marché des changes, l’euro est resté stable mais sur l’ensemble de l’année il est en baisse de -7% face au dollar et de 4% face au franc suisse. L’or a repris +1,5% en décembre. En euros, il a progressé de +3,6% sur l’année.

Si les marchés boursiers continuent de faire preuve d’une telle fermeté, c’est qu’ils sont optimistes pour 2022. Sur le plan sanitaire, les vaccins s’avèrent efficaces contre le variant omicron qui, s’il est plus contagieux, est aussi moins dangereux. On peut raisonnablement espérer un reflux de l’épidémie au cours du 1er trimestre, une fois passé le pic de la cinquième vague attendu vers la mi-janvier. Sur le plan économique, la croissance mondiale devrait rester solide, de l’ordre de +4% à +5%, et les bénéfices des entreprises devraient encore afficher de fortes progressions, alimentées en partie par les hausses de prix. Reste la grande inconnue de 2022 : l’évolution de l’inflation. Si celle-ci poursuit son accélération, on peut craindre une forte hausse des taux d’intérêt et une plus grande volatilité des marchés boursiers. Cependant, il est possible aussi que l’inflation se stabilise et commence à régresser, ce qui confirmerait le scénario des banques centrales, à savoir que la poussée actuelle d’inflation est un phénomène passager. Il ne faut pas oublier en effet que la principale menace qui pesait sur l’économie mondiale (et qui avait justifié la mise en place du quantitative easing) dans la décennie 2010 était la….déflation que l’on attribuait alors à l’existence de deux puissantes forces déflationnistes : d’une part les gains de productivité résultant du progrès scientifique et technique, et d’autre part la pression sur les salaires exercée par la mondialisation du marché du travail. Ces deux facteurs étant toujours à l’œuvre, la poussée d’inflation provoquée par la création monétaire inédite des deux dernières années devrait en effet être temporaire. D’où le peu d’empressement des banquiers centraux à relever les taux d’intérêt. C’est le pari que semblaient faire les marchés en cette fin d’année 2021.

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