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Revue boursière

DES INDICES AU PLUS HAUT AVANT L’ANNONCE D’UN NOUVEAU VARIANT

Les marchés boursiers s’apprêtaient à signer de nouveaux records historiques lorsqu’est tombée fin novembre l’annonce de l’apparition d’un nouveau variant du Covid-19 en Afrique du Sud. La baisse brutale qui a suivi (3 à 5% des principaux indices le vendredi 26) a effacé et au-delà les gains enregistrés depuis le début du mois. Du 29 octobre au 26 novembre, le S&P 500 a perdu -0,2%, le Nikkei -0,5%, le DAX -2,8%, le CAC 40 -1,3%, le Sensex indien -3,7%. Le seul indice en hausse est celui de la bourse de Shanghaï (+0,5%). Sur le marché obligataire, les taux longs se sont détendus, le 10 ans américain retombant à 1,5%. Sur les marchés de matières premières, les cours se sont nettement repliés, anticipant eux aussi un regain de la crise sanitaire et une baisse de la demande mondiale. L’indice CRB matières premières chute de -4,6%, le pétrole de -14%. Sur le marché des changes, le dollar est une nouvelle fois en hausse : +2,1% face à l’euro. Le cours de l’once d’or a légèrement progressé : +1% en dollar.

Alors que les pays développés sont déjà aux prises avec une cinquième vague de l’épidémie de coronavirus, provoquée par le variant delta, l’apparition d’un nouveau variant, baptisé Omicron, dont on ignore encore la dangerosité et la capacité de résistance aux vaccins, a brutalement relancé les incertitudes sur l’évolution de la crise sanitaire et déclenché une vague de prises de bénéfices sur des marchés qui étaient au plus haut de l’année. S’agit-il d’une simple « respiration » avant un possible rallye de fin d’année ou du début d’une correction plus sévère? Cela dépendra de ce nouveau variant et de son impact éventuel sur l’activité économique. Dans le pire des cas (efficacité des vaccins nettement réduite), on peut s’attendre à un infléchissement de la croissance au 1er semestre 2022. Dans le meilleur des cas (l’efficacité des vaccins n’est pas entamée), la reprise suivra son cours (la croissance est solide en Europe et aux Etats-Unis et elle se redresse en Chine).Le principal sujet de préoccupation des investisseurs redeviendra rapidement l’inflation. La hausse des prix à la consommation vient en effet de franchir la barre des 6% aux Etats Unis et des 5% en Europe (du jamais vu depuis trente ans) ce qui devrait précipiter le resserrement de la politique monétaire des banques centrales. Si tel est le cas, on peut néanmoins penser que les banquiers centraux ne prendront pas le risque de casser la reprise et que la remontée des taux d’intérêt prévue pour la fin 2022 sera graduelle. Etant donné leur niveau actuel (proche de zéro %), le temps est encore lointain où le niveau des taux d’intérêt constituera une menace pour la croissance et pour les marchés d’actions.

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