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Revue boursière

Le coronavirus fait flancher les bourses

La propagation de l’épidémie de coronavirus hors de Chine a fini par avoir raison de l’optimisme des marchés boursiers. Après leur recul de fin janvier (consécutif à l’apparition du virus à Wuhan), ceux-ci étaient en effet repartis de l’avant pour atteindre de nouveaux records à mi-février. Mais l’apparition de foyers de contagion d’un bout à l’autre de la planète a déclenché la plus forte baisse des marchés actions depuis la crise financière de 2008 (-10 à -15% selon les indices). D’un mois sur l’autre, le Dow Jones a perdu -10,1%, le Nikkei -8,9%, le DAX, le CAC et le S&P 500 -8,5%, le Nasdaq -6,4%, la bourse de Shanghai -3,2% (après +5,6% en janvier). La crainte d’une paralysie de l’économie mondiale a également entrainé des dégagements massifs sur les marchés de matières premières et les cours du pétrole ont encore baissé de -5% après la chute de -20% du mois précédent. Le repli sur les valeurs refuge s’est traduit par une envolée des cours de l’or, qui ont frôlé les 1700 dollars l’once, ainsi que par une nouvelle et forte baisse des taux obligataires, le taux 10 ans américain tombant au niveau sans précédent de 1,05%. Sur le marché des changes, le dollar a perdu 2% contre l’euro et se situe à 1,10$.

Personne n’étant en mesure de prévoir l’ampleur et la durée de cette épidémie, comme du ralentissement économique qui en découlera, les marchés boursiers devraient connaître une assez forte volatilité dans les mois qui viennent. Mais plusieurs éléments laissent à penser que si la baisse des cours se poursuit, elle devrait rester limitée. En premier lieu, le ralentissement économique devrait être temporaire (un traitement de la maladie est attendu en cours d’année) et le rattrapage qui s’ensuivra en atténuera largement les conséquences. Ce ralentissement n’affectera pas non plus tous les secteurs.  Les plus touchés seront le tourisme, le transport aérien et l’industrie, mais d’autres seront épargnés comme la distribution, les services publics, la santé, etc. Enfin, force est de constater que la crise du coronavirus, en provoquant une nouvelle et forte chute des rendements obligataires, a renforcé l’attrait des placements en actions, les seuls à offrir un rendement attrayant.

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